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vendredi 27 avril 2012

La plage et les Hotels de Zarzis

La plage de Zarzis


plage zarzis


















La plage de Zarzis s’étend d'une bonne trentaine de kilomètres. Partant du pont romain qui relie le continent à l'ile de Djerba, elle est dotée de sable très fin et des eaux calmes dans lesquelles il faut marcher longtemps avant de perdre pied.

Située dans une palmeraie, elle aurait tout pour séduire…
S’étendant sur une trentaine de kilomètres, la côte de Zarzis est agrémentée d'une palmeraie sauvage qui s’étend jusqu’au pied de l’escarpement dominant la côte.

Zarzis regroupe diverses unités géographiques présentant une mosaïque paysagère où l'on peut admirer les spécificités économiques (géologie, végétation), agricoles (agriculture pluviale, agriculture irriguée), archéologiques (ruines romaines, Ksours, mosquées) et culturelles (traditions matrimoniales, traditions artisanales, traditions culinaires).

Hôtel à Zarzis

hotel zarzis


















Certains de ces hôtels à Zarzis possèdent même un ponton qui permet de s'avancer dans les eaux pour aux choix admirer les lieux ou plonger.
Les enfants peuvent se baigner en toute sécurité (pas question pour autant de les quitter des yeux), le sable se prête à toutes les constructions possibles et inimaginables de châteaux forts et autres donjons!
Les vendeurs ambulants n'approchent guère les transats privés, la sécurité veille, mais proposent néanmoins des paréos et des poteries sans pour autant s'imposer ni troubler la quiétude des vacanciers.
Tout cela, c'est face aux hôtels et sur les plages privées à Zarzis de ces derniers que cela se passe.

  Hôtel ODYSSEE Zarzis ****
  Hôtel Zephir Hotel & Spa Zarzis ****
  Hôtel IBEROSTAR SAFIRA PALMS ZARZIS ****
  Hôtel Zita ZARZIS ****
  Hôtel Vincci Eden Star Zarzis ***
  Hôtel OAMARIT ZARZIS ***
  Hôtel GIKTIS ZARZIS ***
  Hôtel ZARZIS ***
  Hôtel SANGHO ZARZIS ***
  DIANA ZARZIS ***
  Hôtel Nozha ZARZIS **
  Hôtel Zyen ZARZIS **
  Résidence Soltan ZARZIS **
  Hôtel Résidence Bellevue Zarzis **
  Résidence Zarzis Résidence**
  Hôtel SARAYA Résidence**

 

 

Les restaurants de Zarzis



restaurant zarzis

















Loin de moi l’idée de créer ici un nouveau guide gastronomique. Ayant toujours pour objectif de faire découvrir « autre chose » aux touristes qui navigueraient sur ce blog, je vais présenter 2 restaurants ayant chacun ses propres atouts pour avoir envie d’y revenir. L’un se situe en centre ville « Le Berbère », l’autre à l’opposé à El Rsifet le «Bab al Shams».

- Le restaurant Medina au centre de Zarzis, bien sûr l'incontournable "Abou Nawas" tenu par Charly dans Souihel où on est toujours très bien accueilli, La Falaise près de l'hötel Odyssée.

- les petits restos au bord de la route près de la mer au début de la chaussée romaine pas plus de 5 Km de Zarzis : le confort ne paie pas de mine mais vous aurez du poisson grillé que vous choisirez tout frais et pour pas cher.

- la Pizzéria de l'Hôtel OASIS MARINE (ancien OAMARIT) un bon accueil, des plats formidables et on a une vue superbe sur la mer.

Zarzis… le songe de confort, l’évasion vers l’au-delà


- Des hôtels à Zarzis propose des sorties et des excursions pour les touristes, des soirées berbères, des sorties en calèche, cheval et dromadaire pour le Souk de Zarzis…
- Les plages de Zarzis sont les meilleurs de toute la région, avec son sable blanc, ses palmiers, ses parasols en paille, une très jolie plage, des activités nautiques, des jeux, des soirées animée, le bonheur absolu.

- le centre ville de Zarzis est un pur enchantement, le port de pêche, le chantier naval, la tente berbère où on pourra revêtir le costume traditionnel et prendre une tasse de thé à la menthe, puis le bord de plage, le paradis !!


 

Al Janoubia TV ouvre une succursale à Zarzis




Le développement fulgurant d’Internet a engendré une culture médiatique dynamique, partout dans le monde. Déjà, en Tunisie, les médias traditionnellement utilisés ont subi une modification au cours de la première année post-révolution. Une évolution qui a été imposée par le bouleversement politique et les avancées technologiques.
En parallèle, de nombreux journaux, chaînes radiophoniques et autres genres de médias ont vu le jour dans les quatre coins de la Tunisie et cherchent en ce moment à consolider leur lectorat et leur audimat. Certains luttent déjà pour leur indépendance face aux pressions politiques et commerciales.
Dans ce contexte, une nouvelle chaîne de télévision baptisée Al Janoubia renforcera le paysage médiatique et commencera la diffusion de ses programmes à partir du 20 mars 2012 . Ses émissions seront à caractère social (culture, économie, tourisme, sport…). Elle sera captée sur le satellite Nile Sat. Son siège administratif est installé dans la capitale. Al Janoubia a ouvert des succursales à Zarzis, Paris et Lyon (France) et Genève (Suisse). C’est dire l’attention particulière qu’elle accorde à nos compatriotes résidant en Europe. Dotée d’un matériel sophistiqué, elle vise la promotion de l’information régionale en proposant des programmes diversifiés qui seront basés essentiellement sur la crédibilité, le pluralisme et l’indépendance de l’information, tout en donnant un coup de projecteur sur les spécificités de la vie dans le Sud tunisien.

L’élevage des camélidés

Les dromadaires se trouvent en grand nombre dans les villes du Sud tunisien et notamment à Sidi Makhlouf, Ben Guerdane, Tataouine. Des mammifères domestiques et herbivores qui ont une espérance de vie moyenne de 25 ans et qui font partie de la famille des camélidés. Leur physiologie générale leur permet de s’adapter au désert, ce qui fait que cet animal résiste à la chaleur, à la sècheresse et à la sous-alimentation.
Pour promouvoir l’élevage de cette race dans les pays du bassin méditerranéen, un colloque de trois jours a été réservé à ce thème. Il se tient actuellement à  Djerba et se poursuivra jusqu’au 1er mars, avec la participation de 30 chercheurs et spécialistes du domaine. Il s’agit, en fait, d’un projet financé par l’Union européenne qui s’étendra sur trois ans. On ignore souvent que le dromadaire est élevé pour sa viande, pour son lait ou bien pour effectuer des travaux agricoles et on ignore également que la productivité laitière chez certaines chamelles bien nourries est bien supérieure à celle des bovins laitiers élevés dans les mêmes conditions et on ignore aussi d’autres détails sur la reproduction de ces animaux , sur leur peau et leurs poils…, les séminaristes vont arrêter en commun un programme, nous dit-on, qui permettra d’étudier tout ce qui se rapporte aux camélidés et qui sera traité et exploité séparément par quatre commissions différentes. La première se tiendra en Tunisie et plus précisément à l’Institut des régions arides de Médenine (IRA), la seconde aura lieu en Egypte, la troisième à Bari (Italie) et la dernière à Montpellier (France).

mardi 6 mars 2012

Fêtes à Zarzis, festivals, événements et manifestations

en mai 2012 - Festival du cinéma en plein air

Le festival du film en plein air est un événement annuel organisé depuis des années, avec une ambiance sympathique, conviviale, accompagnée d’une bonne programmation cinématographique. Comme les cinéphiles de la ville sont nombreux et que l’accès aux projections est gratuit, il vaut mieux arriver tôt pour avoir une place de premier choix.

en juillet 2012 - Festival des arts plastiques

Le festival des arts plastiques est une exposition de peinture de qualité avec une galerie d’arts plastiques à la consistance parfaite. Grâce aux nombreux peintres qui y participent, plusieurs gammes d’arts sont à contempler et de grandes marques à découvrir. Durant le festival ; un éventail de couleurs et quelques accessoires pour loisirs créatifs tel que la peinture sur vitrail, la Pébéo déco, les couleurs pour tissus, les thermodurcissables sont également à voir.

Découverte de Zarzis


Dans l'ombre de son illustre voisine touristique, l'île de Djerba, au sud-est de la Tunisie, Zarzis s'est elle aussi consacrée au tourisme, se tournant principalement sur son littoral : de belles plages, l'eau de la Méditerranée, un climat estival à toute épreuve... des hôtels et des touristes aussi. Station balnéaire, dont le centre est dominé des minarets de la Grande Mosquée, Zarzis s'appuie également sur l'importante activité de son port, tant industrielle que commerciale. Dans ces régions sud de la Tunisie, le désert n'est pas loin, permettant quelques excursions en milieu aride, entrecoupé de grandes oliveraies, autre production importante de Zarzis.

Zarzis : une ville, plusieurs possibilités

Zarzis n’est pas la seule ville touristique à pouvoir offrir à ses visiteurs plusieurs possibilités en termes de sites et d’activités touristiques, mais dans son cas, les contrastes sont frappants. Zarzis, cette ville du sud-est de la Tunisie se trouve en effet entre la mer est le désert. Ces deux extrêmes ont pourtant un point commun : le soleil. Vos vacances dans la ville seront caressées par le soleil, quelle que soit l’activité de votre choix, à moins que vous n’alliez vous réfugier à l’ombre d’une oliveraie. Ce genre de plantation fait en effet la réputation de Zarsis. Pour en revenir aux possibilités d’activités, vous pouvez bien sûr vous lézarder au soleil ou partir dans le désert pour voir des mirages ou juste pour le plaisir de découvrir les portes de l’Afrique à travers cette frontière. Des excursions vers Tataouine font partie des activités phares dans ce cas. Côté mer, la proximité de l’île de Djerba a aussi contribué à la prospérité économique de Zarzis, qui est devenu un point de départ idéal pour l’île. Zarzis peut par ailleurs se faire culturelle grâce à ses musées et autres patrimoines : le site archéologique de Gightis, la grande Mosquée… Zarzis est une destination touristique relativement accessible et dispose d’une infrastructure hôtelière de qualité. Si vous n’avez pas une voiture de location pour sillonner la ville, faites attention aux chauffeurs de taxi qui pratiquent des tarifs élevés qui essaient systématiquement de vous vendre une visite guidée !

La station balnéaire de Zarzis

Destination moins courante que sa voisine Djerba, Zarzis est une station balnéaire à peu près comparable. Le long des plages qui ont fait le succès touristique de Zarzis, on trouve de grands hôtels-clubs, fonctionnant éventuellement en formule all inclusive, et proposant la gamme de prestations habituelle : piscine, bar, transats, animations... les sports nautiques et le farniente sur la plage sont particulièrement prisés dans le coin. Il existe également quelques excursions à faire dans les environs, vers les sites archéologiques de Zitha et Hinchir El Kalakh ou Chammakh, l'oasis de Hmadi ou plus loin, une escapade dans le désert...

Pour cela, on trouve facilement à Zarzis de quoi louer une voiture à bon prix, à moins de se tourner vers une petite agence de voyage pour une excursion organisée.

Zarzis, sur la voie du tourisme culturel

Afin de contribuer à la promotion du tourisme culturel, Zarzis vient d’abriter un colloque sur ce créneau incontournable pour convoiter de nouveaux marchés.

Les Universités de la Manouba et de Toronto se sont réunis pour concocter un programme diversifié à même de promouvoir l’étroite liaison entre l’activité culturelle et touristique.

A pris part également à cette manifestation, un centre de dialogue méditerranéo-arabe en Italie. Les participants ont alors pris connaissance des Ksours et de la musique populaire du Sud tunisien, de la mémoire collective et de la culture romaine en Tunisie et à Tataouine en particulier ainsi que des spécificités de l’architecture dans l’île de Djerba.
Par ailleurs, Zarzis qui concilie parfaitement entre les caractéristiques d’une ville sudiste puisant dans l’immense richesse du désert et les charmes irrésistibles de la mer et du sable d’or, a enregistré une participation massive des touristes au Festival de l’Olivier.

Les visiteurs étrangers de Zarzis ont découvert les vertus de cet arbre par excellence mais aussi les potentialités touristiques de la ville.

Cette initiative cadre parfaitement avec les nouvelles orientations du tourisme tunisien qui tend à se conjuguer au pluriel. Et c’est en réfléchissant sur la mise en valeur des régions non- consommées et de la révision du contenu épuisé des différents festivals du Sud que cet objectif sera réalisé.

dimanche 15 janvier 2012

Avenir du Parc des activités économiques de Zarzis

Zarzis sera dotée d’une raffinerie de sucre:

Le Parc des activités économiques de Zarzis a attiré beaucoup d’investissements lors de la crise libyenne

La ville de Zarzis verra prochainement l’implantation d’une raffinerie de sucre notamment au sein du Parc des activités économiques (ex-Zone Franche de Zarzis). La zone présente une large opportunité pour l'installation de divers grands projets industriels ou même de services (essentiellement pétroliers).

La nouvelle raffinerie de sucre qui s’étalera sur 18 hectares et qui sera réalisée par des capitaux moyen-orientaux soit 500 millions de dinars, promet elle-aussi de résorber un certain pourcentage des demandeurs d’emplois de la région.

Le Parc offre une panoplie d'avantages allant de l'exonération fiscale pour les dix premières années d'exercice jusqu'à l'obtention de la carte de séjour de l'investisseur qui souhaite s'y installer.

Notons aussi que ce parc a attiré beaucoup d’investissements lors de la crise libyenne, surtout que cette zone franche de Zarzis est très sollicitée par les grandes compagnies opérant dans le domaine du transport des hydrocarbures et de l'ingénierie pétrolière.

Pour répondre aux demandes de plus en plus nombreuses des investisseurs, une extension de 12 hectares a été prévue.

jeudi 29 décembre 2011

voir Zarzis

J’ai créé ce blog afin de faire découvrir, promouvoir et vous donner envie de voir Zarzis et ses environs. Celui qui ne connait pas Zarzis ne peut connaître la lumière, la douceur, la joie de vivre, la gentillesse des gens.

Comment ne pas être sensibles à ces personnes qui n’hésitent pas à vous consacrer de longs moments, sans même vous connaître, pour partager leur optimisme, leur repas et l’amour de leur région.

Les craintes des européens depuis le 14 janvier 2011 sont réellement sans fondements, car c’est simplement un vent de liberté qui souffle maintenant sur le pays! Rien d’inquiétant pour les touristes!

Pour découvrir Zarzis il est impératif de sortir du monde formaté des hôtels et des clubs.

Il vaut mieux se baigner dans l’ambiance de la ville que dans les piscines chlorées, manger dans un petit restaurant aux saveurs locales que dans l’insipide resto du club, découvrir la région grâce aux locaux plutôt que de suivre un troupeau plus bêlant que les moutons.

Il y a une vie dehors et une activité qui a besoin des touristes.

Venez goûter les couleurs, respirer la lumière, écouter la mer et le désert et vous enivrer de la gentillesse ambiante.

«Voir Venise et mourir!» dit-on de cette belle et énigmatique ville, mais pour la joyeuse Zarzis, je dirais: «Voir Zarzis et revivre!».

Zarzis et les marchés

marche-de-zarzis-2.jpg

Se promener sur les marchés de Zarzis, c’est plonger dans une ambiance différente, anachronique, acheter des produits naturels, trouver de tout, voir les 404 bâchées, les ânes attendant la fin du marché, les femmes négociant avec force les marchandises puis les portant sur la tête pour rentrer chez elles, les marchands donnant de la voix pour attirer les clients pendant qu’une très vieille mobylette se fraie un chemin parmi la foule.

A chaque période de l’année vous y trouverez des fruits de saison ; attention ne vous attendez pas à des fruits calibrés, brillants et bien alignés : rien de tout ça ! Mais QUEL GOÛT !

En hiver les étals débordent de clémentines et d’oranges gorgées de sucre loin des fruits insipides des supermarchés. Quand arrive le printemps les fraises sont là, servies à la pelle… Puis l’été vous verrez les melons et les pastèques à foison.

Les légumes en tout genre, fenouil, carottes, tomates, oignons sont souvent d’une taille impressionnante !

Les olives, l’harissa berbère (هريسة), les jus de fruits, l’eau, l’huile, les épices, les graines de toutes sortes, les produits d’entretien, mais aussi des vélos, des outils, des fenêtres, des salons : il faudrait un livre entier pour répertorier tous les produits proposés sur les marchés.

La friperie très prisée par les femmes de Zarzis offre une multitude de couleurs impressionnante.

Les étalages sont faits de bâches posées au sol ou de vieux frigos recouverts d’un tissu formant un ensemble folklorique que l’on voudrait éternel.

Malgré cette apparente anarchie, les marchés sont organisés : d’un côté fruits et légumes, d’un autre le bazar et enfin la friperie.

Comme partout en Tunisie, c’est une richesse de couleurs et d’odeurs qui contribue à cette ambiance atypique et bonne enfant que sont les marchés de Zarzis.

Les principaux marchés

Le port : Lundi (petit marché), Vendredi (grand marché berbère).

Souihel : Samedi (petit marché).

El Mouensa : Mercredi (grand marché berbère).

Restaurant coup de coeur Zarzis

Loin de moi l’idée de créer ici un nouveau guide gastronomique. Ayant toujours pour objectif de faire découvrir « autre chose » aux touristes qui navigueraient sur ce blog, je vais présenter 2 restaurants ayant chacun ses propres atouts pour avoir envie d’y revenir. L’un se situe en centre ville « Le Berbère », l’autre à l’opposé à El Rsifet le «Bab al Shams».

LE BERBERE


Situé en centre de ville de Zarzis entre une petite librairie et un Publitel sous les arcades, « Le Berbère » est incontournable. En premier lieu l’accueil y est chaleureusement sincère que ce soit de la part du patron, des serveurs ou des cuisiniers. Vous serez vite conquis par le décor typique et les plats savoureux (petit conseil: si vous vous voulez découvrir des saveurs nouvelles, essayez le tajine berbère). Hormis votre choix, il vous sera servi une petite assiette contenant salade méchouia, harissa, salade tunisienne et olives pour commencer et en fin de repas un thé à la menthe vous sera offert accompagné de melon ou gâteaux orientaux selon la saison.

Les prix sont plus que raisonnables, j’ai déjà essayé des restaurants bien plus chers et bien moins bons!

Attention « Le Berbère » est un restaurant non alcoolisé ce qui, à mon goût est de bonne augure.

BAB EL SHAMS


De Zarzis direction Djerba, juste avant la Chaussée Romaine à gauche direction Médenine. 2 km plus loin le restaurant est sur votre droite. Allez-y le soir en calculant bien l’heure de votre arrivée afin d’assister à un des plus beaux couchers de soleil que la nature puisse vous offrir surtout si vous êtes en terrasse. L’accueil est chaleureux. On vous présentera un plat de différents poissons parmi lesquels vous pourrez faire votre choix, mais vous pourrez vous orienter bien sûr vers d’autres plats si vous n’êtes pas tentés. Il vous sera aussi servi une entrée comme au « Berbère », et un fin de repas un thé accompagné de fruits, melon ou gâteaux selon la saison.

« Bab el Shams » prévaut par son environnement privilégié et comme pour le « Berbère » les prix paraissent très bas.

Je vous ferai partager mes futures découvertes et en attendant bon appétit au « Berbère » et au « Bab el Shams »!

mardi 20 décembre 2011

un port limitrophe

Le port de Zarzis est situé à l'extrême Sud Est de la Tunisie dont l'économie diversifiée est surtout composée des activités agricoles, de pêche et d'aquaculture, d'un pôle touristique de renommée, d'un tissu industriel naissant, des activités artisanales et divers petits métiers.

Le port de Zarzis assure les échanges commerciaux de la région portant principalement sur les exportations de sel marin et de pétrole brut et les importations des produits pétroliers blancs.

TRAFIC AU 1er SEMESTRE 2011

  • Marchandises : 512.313 Tonnes
  • Navires : 316
Répartition du trafic des marchandises 1er semestre 2011 (en tonnes)


Répartition du trafic par continent 1er semestre 2011 (en tonnes)

Caractéristiques techniques du port

Accès au port :

  • Chenal d’accès : longueur : 9000 m - largeur : 130 m - profondeur : 13m
  • Superficie du plan d’eau : 35 hectares
  • Profondeur moyenne du plan d’eau : 12 m
  • Brise lames de longueur 1500m.

Ouvrages d’accostage :

LONGUEUR ET TIRANTS D’EAU ADMISSIBLES DES POSTES A QUAI

POSTE N°

LONGUEUR
(m)

TIRANT D’EAU

Mètres

Pieds

1

150

8

26

2

150

8

26

3

150

8

26

4

150

8

26

Appontement pétrolier

175

8

26

CHENAL D’ACCES
Longueur 5 miles = 9 Km
Profondeur admise actuellement 8 mètres 26’24’’

Terre-pleins et hangars

  • Superficie des terre-pleins portuaires: 28 hectares
  • hangar : 5000m².

Equipements de manutention :

  • Portique de chargement pour sel marin (opérateurs privés)
  • Bande transporteuse mobile (opérateurs privés)
  • Grues sur pneumatiques et chariots élévateurs de différents tonnages (entrepreneurs de manutention)

Stratégie de développement du port :

La stratégie retenue pour ce port a pour objectif de redynamiser son activité, moyennant la recherche d’un éventuel partenaire stratégique qui exploiterait dans le cadre d’un partenariat public-privé le nouveau pôle économique de Zarzis constitué du port de commerce, du parc d’activités économiques et de la future plate-forme industrielle et logistique de la région.

Adresse : B.P 291 – 4170 Zarzis – Tunisie
Tel (216) 75.694.790
Fax (216) 75.694.485
Email : port.zarzis@ommp.nat.tn

Navires attendus dans les 48 heures

Numéro escale Nom navire Consignataire ETA Provenance Destination
117 9385922-FRISIAN OCEAN STTAT 22/12/11 11.00 BONE (ANNABA) OSLO
118 8918459-WILSON SKAW STTAT 23/12/11 04.00 BONE (ANNABA) AALESUND

Navires à quai


Numéro escale Nom navire Consignataire Date d'arrivé Provenance Destination ETD
100 3625-WILF Oilfields & marine Sevices
ZARZIS ZARZIS 10/12/11 12.30
103 9005742-WILSON DVINA STTAT 19/12/11 06.45 CASTELLON ISLANDE INCONNU 19/12/11 16.00
108 9430947-WILSON NORTH STTAT 15/12/11 07.15 KOPER NORVEGE N.R. 16/12/11 13.00
112 9365506-CDRY WHITE STTAT 19/12/11 11.50 SOUSSE GENOVA 19/12/11 17.00
113 9341316-TERNEN Oilfields & marine Sevices 19/12/11 10.15 CASABLANCA ZARZIS 17/12/11 18.00



vendredi 29 avril 2011

le village éco-solaire Zarzis-Djerba


Solartech, le village éco-solaire Zarzis-Djerba révèle ses détails:

A pas soutenus, le premier village tunisien éco-solaire, promu par Solartech dans la zone Zarzis Djerba prend forme. Les études de faisabilité sont quasi-finalisées, pour permettre l’acquisition du terrain et le lancement des travaux et les premières unités devraient entrer en activité, fin 2013. C’est ce qu’a révélé le promoteur du projet, le Pr Ahmed Friaa lors de la conférence qu’il vient de donner sur les énergies propres au service du développement durable, sous les auspices de l’Institut des Relations Internationales, relevant de l’Association des Etudes Internationales.

Au cours la session, présidée par l’Ambassadeur Salem Fourati, il a présenté ledit projet qui s’inscrit positivement dans le cadre du Plan Solaire Tunisien, suscitant d’excellentes perspectives d’investissements locaux et étrangers. C’est ainsi que d’ores et déjà, on a enregistré un soutien engagé de l’Union pour la Méditerranée dans le cadre du Plan Solaire Méditerranéen.

Le village devant s’étendre sur une superficie de 160 ha (dont 60ha en phase 1), et totaliser 160 MD d’investissement, comprend 4 grandes parties, à savoir : l’expérimentation (agronomique, énergétique, et technologie de dessalement), la production (centrales de fourniture d’eau dessalée et d’électricité), l’éco-industrie (40 entreprises) et les services généraux (administration, data center, cyber parc pour le télétravail, business center, etc.).

Le Pr Friaa a révélé à cette ocacsion, pour la première fois, les esquisses générales du village, dégageant un parti-pris paysager et architectural très séduisant.

Comme l’a souligné l’Ambassadeur Fourati, l’initiative de ce projet novateur et avant-gardiste revient à une pléiade de chercheurs et d’hommes d’affaires tunisiens qui croient à des perspectives fiables de relever les défis de demain pour la Région du Sud est, pour l’Economie tunisienne en réponse aux préoccupations exprimées au plus haut niveau de l’Etat de rendre disponibles pour la Tunisie à moyen et à long terme des ressources suffisantes en eau et en énergie renouvelable.

mercredi 24 novembre 2010

Tourisme ville de zarzis

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Des données sur Le Tourisme à Zarzis:
La capacité d’hébergement : 5 500
Le nombre de nuits occupé : 800 350
Le nombre de clients hébergé : 100 000
Les emplois touristiques directs : 3 000
Avec l’aménagement de la nouvelle zone touristique on prévoie une capacité d’hébergement supplémentaire de 10 000 lits.

Liste des Hôtels Touristique à Zarzis:

Hôtel Odyssee Resort & Thalasso**** Zarzis
Addresse: BP 85, zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Téléphone:+216(75)705705 ou +2165(75) 705 700
Fax:+216(75) 705 190
Plus D'info: Hôtel Odyssee

Hôtel Vincci Eden**** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Téléphone:+216(75)706333
Fax:+216(75)706334
Plus D'info: Hôtel Vincci Eden-Zarzis

Hôtel IBEROSTAR ZEPHIR **** Zarzis
Adresse: Route des hôtels Souihel 4170 Zarzis
Téléphone:+216(75)706780
Fax:+216(75)706771
Plus D'info: Hôtel Iberostar Zéphyr

Hôtel Club Oasis Marine ex Oamarit **** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Téléphone: +216(75)680770
Fax: +216(75)680685
Plus D'info: Hôtel Oamarit

Hôtel Club Zita Beach **** Zarzis
Adresse: Zone Touristique 4170 Zarzis
Plus D'info: Hôtel Zita



Hôtel Iberostar Safira Palms **** Zarzis
Adresse: Route touristique Zone Lella Meriem 4173 Hessi Jerbi – Zarzis Tunisia
Tel.: +216 75 706 960
Fax: +216 75 706 966
E-mail: safira.palms@iberostar.com.tn
Plus D'info: Hôtel Iberostar Safira Palms

Hôtel Sangho Club *** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4170 Tunisie
Téléphone:+216(75)705124
Fax:+216(75)705715
Plus D'info: Hôtel Sangho




Hôtel Giktis Club *** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Téléphone:+216(75)705800
Fax:+216(75)705002
Plus D'info: Hôtel Giktis

Hôtel Zarzis Hôtel *** Zarzis
Adresse: Zone Touristique 4170 Zarzis
Téléphone:+216(75)706160
Fax:+216(75)706282
Plus D'info: Hôtel Zarzis Hôtel


Hôtel Diana Club *** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Tél :+2165706706
Fax:+2165705095
Plus D'info: Hôtel Diana

Hôtel Residence Sultana*** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Téléphone:+216(75)705115
Fax:+216(75)705167
Plus D'info: Hôtel Résidence Soltana

Hôtel Residence de charme Belle Vue*** Zarzis
Addresse: zone touristique sangho Zarzis 4173 Tunisie
Tél: 00216 75 707 454
Plus D'info: Hôtel Résidence Belle Vu
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dimanche 24 octobre 2010

Rym Msadek: l'étoile tunisienne à Princeton

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De Zarzis à Princeton. Lisez et savourez ces tranches de vie évoquées avec beaucoup de spontanéité et de talent par Rym Msadek

De père tunisien, originaire de Zarzis et de mère française, je suis née à Carthage le 19 mai 1982, une ville riche en symboles, dont je suis très fière. Jusqu'à aujourd'hui, je suis admirative devant ces colonnes, encore intactes, qui me rappellent le passé glorieux de la Tunisie. Encore enfant, je me souviens être venue, souvent, visiter le port punique avec ses barques de pêcheurs et cette ouverture sur la mer. Il m'arrivait,souvent, de rester des heures entières à contempler le spectacle qui s'offrait à ses yeux et à rêver. A chacun de mes passages au pays, je ne manquais pas d'y retourner. A l'occasion de l'une de ces visites, je me suis aperçue un peu par hasard, que l'Institut Océanographique était situé tout près. Cela me fait sourire aujourd'hui, y voyant un signe du destin, moi qui suis devenue océanographe et climatologue.

Je suis la deuxieme fille d'une belle petite famille, ma soeur Amel étant mon aînée de 2 ans et demi. Bien qu'étant la “petite”, je tenais le rôle de la “grande” à la maison. "J'ai des souvenirs idylliques de mon enfance et des jeux avec ma soeur, pas toujours très tendres. Nous nous sommes beaucoup disputées à l'adolescence, j'avais 14-15 ans, elle, 16-17 ans, la jalousie prend vite des ampleurs irrationnelles à cet âge-là. Lorsqu'elle est partie faire ses études à Paris à 18 ans, je suis restée seule avec mes parents dans cette grande maison, et là, j'ai senti à quel point elle me manquait. Nous nous sommes très naturellement rapprochées et aujourd'hui, elle est ma meilleure amie, sans aucun doute, la personne la plus chère à mes yeux. J'admire beaucoup son parcours, son quotidien d'infirmière à Rennes, qui demande bien plus de courage et de dévouement que le mien. Elle mériterait cette “success story” bien plus que moi.

J'ai entamé mes études primaires à 6 ans à l'école Pierre et Marie Curie à Mutuelleville. Je me rappellerai toujours mon premier jour et mes douces institutrices, en particulier Mme Di Trapani, ma maîtresse de CE2 qui a même assisté à ma soutenance de thèse, l'an dernier à Paris. Les six années de scolarité à l'école primaire n'ont été que du bonheur. Je faisais partie de ces gamines qui adoraient l'école. J'ai appris à lire toute seule avant l'âge. Le désir d apprendre, apprendre tout, toujours plus vite a, dès lors, dicté ma vie. Non pas que je souhaitais être une encyclopédie et déballer mon savoir, mais j ai toujours eu soif de livres, de culture, admirative de l'intelligence des autres.

Le week end, nous allions souvent pique niquer. Borj Cedria, le Cap Bon. Les odeurs de pins, le sable. Chaque Aid nous allions à Zarzis chez ma grand-mère “Jeddaye”. Et chaque été, chez mon autre grand-mère française, “Mamie”. Les deux sont fermières. L'une au sud de la Tunisie, l'autre au nord de la France. J'adore le sud tunisien. Les gens sont différents de ceux de la capitale. On a l'impression que le temps ne s'écoule pas à la même vitesse là bas. Cela me remet les pendules à l'heure à chaque fois que j'y vais. Je retrouve le sens des priorités, des plaisirs simples et de l'amour infini d'une grand-mère qui continue à m'impressionner par sa force. Jeddaye a 92 ans aujourd'hui. Elle a une grande force de caractère, c'est un roc! Je la revois quelques années en arrière se soucier de ses poules, de ses chèvre. Ont-elles mangé, ont-elles bu? Et refusant chauffage en hiver, ventilateur en été. Le confort la rend mal à l'aise. Elle a bien raison, on est devenu des petites natures de nos jours. Jeddaye ne sait pas lire. Mais le savoir et l'intelligence ne se limitent pas aux livres. La sagesse et l'héritage des anciens sont très précieux. C'est notre identité, notre passé et notre futur. Jeddaye est une encyclopédie d'histoires, d'anecdotes sur son fils (mon père, qui a 4 frères et une soeur), "si turbulent, qui n'en faisait qu'à sa tête", mais dont elle est si fière. Je me reconnais un peu dans ce portrait.

Ma mère, un bel exemple d'intégration
Les années passent. J'entre au lycée Pierre Mendès-France, juste en haut de l'escalier par rapport à l'école primaire. Autant dire que de nombreux visages m'étaient familiers. Le collège a été un peu plus dur pour moi, mais j'ai continué à être une “bonne élève”. Mes parents ont réussi leur vie. Ma mère travaille depuis de nombreuses années pour une compagnie aérienne anglaise. Elle a été chef d d'agence avant de passer directrice commerciale quelques années plus tard. Pour une femme qui avait fait le pari de quitter la France pour vivre en Tunisie en 1978, sans connaître grand chose du pays, c'était un beau pari. Et un bel exemple d'intégration. Elle est plus Tunisienne que moi maintenant ! Si vous voulez faire des affaires dans les souks, elle est la reine du marchandage. Cela m'amuse beaucoup.

C'est important pour moi de voir que ma mère est heureuse en Tunisie et qu'elle parle si bien l'arabe. Faute d'avoir hérité de ses beaux yeux bleus et de sa blondeur, j'ai hérité de son don pour les langues. C'est ce que je dis lorsqu'on on me demande ici comment se fait-il que je parle si bien anglais pour une Française? Je réponds que c'est parce que je parle arabe. Et là, tout le monde me regarde avec de grands yeux sans comprendre. Oui, je suis aussi Tunisienne, je parle arabe donc je n'ai pas d'accent français quand je parle anglais, et comme je parlais déjà deux langues étant petite, l'apprentissage d'une troisième ou quatrième langue ne m'a jamais semblé si difficile.

Quant à mon père, il était le papa dont toutes les petites filles rêvaient. Joueur, rigolo, à vous raconter des histoires pendant des heures. Il était encore plus enfant que moi. Puis, un jour, il est tombé malade, et les choses ont changé. Il est allé se faire soigner à Paris. Mes souvenirs des détails ne sont pas clairs, mais je me rappelle que l'on a passé beaucoup de temps chez des amis proches et que l'on ne se rendait pas compte de la gravité de la situation, car on ne nous l'expliquait pas ou peu, sans doute pour nous protéger. Pour ma mère, c'était très dur. C'est un miracle qu' il ait survécu et lorsqu'il est revenu à la maison, il avait perdu une partie de sa motricité(bras, jambe). Grâce à la rééducation, il s'est complètement rétabli. Pour moi qui entrais en période d'adolescence, c'était très dur. Avec le temps, les choses ont bien évolué et j'ai retrouvé le papa de mon enfance. Mais je me suis rendu compte que la vie et la santé étaient fragiles, et qu il fallait vivre à l'instant présent. Aujourd'hui, je vis toujours comme si j'allais mourir le lendemain. Non pas dans un sentiment de peur, mais en vivant avec fougue et passion, et cela se ressent clairement dans mon travail et mon rapport aux autres.

Lectrice assidue de Sartre et Camus dès l'âge de 13 ans

Les années lycée ont été très joyeuses grâce, notamment, à la complicité de celles qui sont devenues mes meilleures amies aujourd'hui, le groupe des cinq, "Franco-Tu", moitié Tunisiennes, moitié autre chose, Françaises ou Canadienne. Je n'ai pas besoin de les citer, elles se reconnaitront. Toutes sont parties après le bac, comme moi. Et on se dit souvent pour rigoler, mais en y croyant un peu: "Allez, on rentre toutes ensemble en Tunisie pour de bon. A cinq, ce sera moins dur." Mais, pour l'instant, cela reste à l'état de rêve. Les contraintes professionnelles et personnelles rendent difficilement concevable un tel retour. Et le pays a beaucoup changé à nos yeux. Mais on continue à se voir très régulièrement, à Paris, New York et à Tunis chaque été où l'on passe des heures à discuter et à refaire le monde.

J'ai longtemps hésité au lycée entre les filières littéraire et scientifique. J' étais passionnée par Sartre et Camus dès l'âge de 13 ans. Les cours de français étaient un plaisir indescriptible pour moi. Sans parler des cours de philo en terminale. Mais j'adorais aussi les maths, la physique et la génétique en biologie. J'ai toujours eu du mal à me mettre à la place des gens qui ne savent pas vers quelles études ou métiers s'orienter car j'ai toujours eu l'impression qu'une vie ne me suffisait pas et que le choix d'une seule profession était une torture de l'esprit. Au collège, je voulais être journaliste ou pianiste. Puis génétitienne au lycée. Puis astronaute. Je me suis orientée vers les sciences en seconde, car je me suis dit qu'il serait possible de continuer à apprendre la littérature, la philo, par moi-même à travers les livres, tandis qu'en sciences, maths et en physique en particulier je ne pourrais pas, probablement, aller, seule, aussi loin. C'est ce que je fais aujourd'hui. Je lis beaucoup et suis toujours passionnée par des émissions de radio, des débats littéraires, des essais philosophiques sur la recherche du bonheur, le sens de la vie et autres sources de noeuds au cerveau. Par ailleurs, je m'amuse beaucoup à faire des sciences. C'est vraiment une chance de faire un boulot qui nous passionne, de se lever le matin heureuse d' y aller. Surtout vu le temps que l'on passe au travail. Mais le tableau n'est pas toujours rose. Je ne vis pas dans le monde des bisounours! Souvent, c'est dur, très dur. Etre entourée de gens brillants, ce n'est pas facile. Je ne me situe pas du tout sur la même échelle qu'eux. Il y a toujours plus fort et plus intelligent que soi, fort heureusement. Quelque part, je me sens tirée vers le haut, c'est stimulant. Mais parfois je me sens toute petite, aussi.

Impressionnée par les Japonais

Après le lycée je suis partie faire une classe prépa math-sup, math spé à Paris. Cela n'a pas été facile au début. J'arrivais avec mon grand sourire, un peu naïve et découvrais la dureté de la vie parisienne. Accepter des notes médiocres les premiers mois était dur à encaisser. Mais je l'ai surmonté et j'ai réussi à intégrer l'école d'ingénieurs que je voulais à Bordeaux pour faire de la modélisation mathématique et mécanique. Elle n'avait pas le prestige de l'Ecole Polytechnique que je n'ai même pas essayé d'intégrer, d'ailleurs. Je savais que je n'avais aucune chance. Cela a été dur à admettre au début, mais c'était aussi, une belle leçon d'humilité. C'est important d'être conscient de ses limites. Dans mon cas, je ne dis pas que je n'étais pas assez douée, mais ces concours sont la conjonction de plein de circonstances pour réussir. La plupart des étudiants autour de moi n'avaient que leurs études à gérer, l'argent tombait tout seul, leurs parents étaient ingénieurs donc ils connaissaient le système, ils rentraient chez eux le week end pour trouver du réconfort. Moi, je découvrais la difficulté de la vie d'adulte. Je travaillais l'été pour gagner de l'argent pour l'année d'après. Tout était dur. Mais j'ai beaucoup appris, et j'ai grandi. Quelques années plus tard, durant ma thèse, je me suis retrouvée à enseigner à l'Ecole Polytechnique. Un petit clin d'oeil à la vie.

J'ai eu la chance de travailler à l'étranger durant mes années d'école d'ingénieurs. Je suis allée faire un stage au Japon, à l'universite de Kyoto. Trois mois dans une université presque exclusivement masculine, à travailler sur la théorie cinétique des gaz modélisée par l'équation de Boltzmann(ça fait rêver, non?) C'était une expérience inoubliable qui m'a beaucoup marquée et qui a été le point de départ de mon envie de faire de la recherche. J'ai gardé des amitiés très fortes avec mes collègues japonais. Ce sont des gens durs à "percer" au début, mais une fois que le mur tombe, ils sont d'une générosité et d'une intégrité que je n'ai jamais retrouvées ailleurs. Une de mes amies japonaises est même venue plusieurs fois en Tunisie, et a pris des cours d'arabe pour comprendre ma culture, ma langue. Je suis fière d avoir propagé cette image de la Tunisie au Japon. Tous ceux que j ai rencontrés là bas avaient plutôt une image fausse voire négative de la Tunisie. Ils ne savaient pas situer la situer sur une carte, et en tant que pays arabe, ils imaginaient la Tunisie comme un pays peu développé, fermé, où les femmes ne travaillaient pas. Une image bien caricaturale. Mais plutôt que de juger, j'ai choisi d échanger. Moi non plus, finalement, je ne connaissais pas grand chose de leur culture et j'avais des préjugés. On en est tous ressortis grandis.

Je ne supporterais pas un métier où je gagnerais trop !

Mon stage de troisième année, le dernier avant le diplôme, je l'ai fait en Nouvelle Zélande, à Wellington, la capitale. Et c'est là que j'ai commencé à faire de l'océanographie. Mon stage m'a passionnée et je me suis dit, c'est cela que je veux faire plus tard. Bien qu'étant ingénieur, je ne me suis jamais vue travailler en entreprise. J'ai un besoin extrême de liberté et d'indépendance, et j ai besoin de sentir que ce que je fais me passionne, d'une part et est utile à la société, d'autre part. Bien sûr, j'aurais bien pu postuler un emploi très lucratif. Mais, mon objectif principal n'est pas de gagner de l'argent. Je fuis l'argent en fait, et je ne supporterais pas un métier où je gagnerais trop.

En rentrant de Nouvelle Zélande, après l'été 2005, j'ai entamé une thèse en océanographie à Paris. Cela sonne moins bien que faire de l'océanographie en Nouvelle Zélande, c'est sûr. Mais, en fait, je travaille surtout avec des modèles numériques où l'océan est une boîte dans un gros ordinateur. Etre au bord de l'eau n'est donc pas nécessaire bien que plus agréable que les tours de Jussieu. Il vaut mieux être dans une université qui a les moyens d'utiliser des super calculateurs.

La double culture, un gros avantage, mais...

Le fait de vivre à l'étranger est paradoxalement plus facile pour moi, car si je le suis ici, je sais pourquoi. Alors qu'en Tunisie ou en France, je suis toujours perçue comme une étrangère. En Tunisie, où dès que je parlais arabe, on reconnaissait mes origines françaises, alors qu’en France, du fait de mon nom, je suis considérée comme Tunisienne. Cette notion de double culture/ double identité est une richesse, mais un fardeau très lourd à porter, aussi. C'est difficile de faire comprendre qu'on est les deux. Française et Tunisienne. Que de fois m'a t-on posé, au point de ne plus vouloir y répondre, la question: “tu te sens plutôt Française ou plutôt Tunisienne?”. Cela me rappelle une autre question qu'on me posait fréquemment lorsque j'étais enfant: “tu préfères ton papa ou ta maman?”. Pourquoi faut-il choisir? Bien sûr que je me sens les deux. J'aime mon père et ma mère. Je suis Tunisienne et Française. La Tunisie est mon pays, c'est ma terre natale, ma famille, ma maison. Mais j'ai aussi reçu une éducation française. Mon goût pour la littérature française, le théâtre, la musique classique, le jazz, la randonnée, c'est plutôt mon côté français. Je suis le résultat d'un riche et savoureux mélange. Et je transmettrai cette double culture à mes enfants.

Mon père me dit souvent que je peux servir mon pays même en étant loin. J'espère faire beaucoup pour la Tunisie, un jour. Je ne pense pas rentrer dans un futur proche. Mais je garde à l'esprit d'apporter ma contribution un jour, bientôt. A travers des collaborations, des enseignements er d'autres idées que j'ai en tête. Je garde des contacts avec des personnes en Tunisie qui font des choses liées à mes recherches, ou liées à l'environnement, et je pense que ces contacts se consolideront et aboutiront à quelque chose de concret un jour. Lorsque j'aurai acquis plus de savoir, plus d'expérience. Pour l'instant, j'en suis à la phase d'apprentissage.
Mes trois années de thèse ont été une très belle expérience. J'ai beaucoup appris. C'était dur parfois, car le rythme de travail était très intense. Je ne pouvais jamais rentrer plus d'une semaine, en Tunisie, car il y avait toujours des choses à préparer, des projets, des articles, des conférences, etc. Mais cela valait la peine. C'était une bataille personnelle avant tout, j ai donné beaucoup et je pense que jai gagné au change. Partir pour les Etats Unis paraissait assez naturel après, car c'était le meilleur endroit pour continuer ma carrière et apprendre encore. Je me plais ici. La ville de Princeton est petite mais New York est très proche et c'est une ville extraordinaire. Pour quelqu'un avide de vie et de culture comme moi, c'est la ville idéale. Je m'y rends presque tous les week end. J'ai aussi la chance de voyager beaucoup pour mon travail, donc de voir différents coins des Etats Unis. Me rendre compte de la richesse et de la complexité de ce pays et des spécificités de chaque Etat. 10 mois après mon arrivée ici, j'en ai vu plus que mes deux co-locataires qui sont... Américaines!

Pôle économique et deux zones logistiques

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Pôle économique et deux zones logistiques à Zarzis et à Ben Guerdane

M.Chokri Mamoghli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, a présidé hier à Médenine une séance de travail sur le pôle économique qui comporte la réalisation d'une zone logistique à caractère industriel à Zarzis et d'une autre zone à caractère commercial à Ben Guerdane.Le ministre a relevé que ce projet présidentiel est de nature à renforcer l'économie de la région, notamment dans les secteurs à haute valeur ajoutée.Le gouvernorat de Médenine dispose notamment, a-t-il précisé, d'un port commercial et d'un espace d'activités économiques qui favoriseront la mise en place du pôle économique .Le président-directeur général de l'espace d'activités économiques de Zarzis a indiqué, pour sa part, que cet espace a pu attirer en une année et demie 8 nouveaux projets outre l'extension de 3 projets existants.Il a également évoqué les faiblesses de cet espace, à savoir l'absence d'une ligne maritime régulière pour le transport des conteneurs et la compétitivité limitée de cet espace par rapport aux zones franches internationales. Le président-directeur général de l'Office de la marine marchande et des ports a souligné les problématiques enregistrées au niveau du port et notamment l'ensablement des bassins et son éloignement des routes de navigation maritime, mettant l'accent sur les projets de développement du port au cours des différents plans de développement.

Trois nouveaux projets au Parc de Zarzis

Le Parc d’activités économiques à Zarzis s’apprête à abriter trois nouveaux projets, dont un projet italien relatif à l’énergie solaire qui sera réalisé sur 5 ha, la création d’un pôle économique sur une surface de mille h qui renfermera le port commercial, une salle de logistique à caractère industriel et un espace d’activités économiques.
A signaler que la réalisation de ce projet s’effectuera en partenariat avec un groupe d’investissement, leader mondial dans le domaine des zones franches et de la gestion des ports.


Quelle destinée pour la zone d’activités économiques de Zarzis?

Conscients de cette situation des investisseurs tunisiens en partenariat avec des hommes d’affaires libyens privés envisagent de proposer aux structures gérantes de cette zone de la transformer en centre de services de maintenance pour les secteurs de l’industrie et du transport libyens.

Leur «business plan» déjà prêt, ils veulent profiter de la conjoncture très favorable pour ce genre d’activités pour faire de ce projet un fort bien atout des relations économiques tuniso-libyennes.



Revue de la municipalité de Zarzis

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Revue de la municipalité de Zarzis - Une meilleure qualité de la vie dans les cités

La municipalité de Zarzis s'est attelée à réaliser les objectifs fixés par le programme présidentiel dans la région. Les principales réalisations effectuées dans plusieurs domaines, à savoir l'embellissement et la propreté de la ville, l'économie d'énergie... figurent ainsi au sommaire de la dernière édition de la revue de la municipalité, richement illustrée de photos couleur.

S'agissant de l'application du point du programme présidentiel relatif à l'emploi, 40 jeunes agents de la propreté ont été recrutés par la municipalité. Par ailleurs, les mécanismes qui sont mis en place ont permis le recrutement de 7 agents. La municipalité a, par ailleurs, recruté 20 maîtres-nageurs.

La revue évoque, par ailleurs, ce qui a été réalisé dans la région en matière d' embellissement de la ville et d'amélioration de la qualité de la vie dans les cités. Il y a lieu de souligner, à ce propos, que la Tunisie est classée première à l'échelle arabe, en matière de qualité de la vie.

La municipalité de Zarzis a procédé au revêtement et au bitumage de plusieurs chaussées dans les cités; à l'extension de la signalisation et de l'éclairage public et à l'installation de plantes d'ornementation. Par ailleurs, la municipalité a prévu la mise à niveau et l'extension des arrondissements de Souihel et Mouanssa pour un coût de 84 mille dinars.

Jeunesse et sports

Un volet dans la revue a, en outre, été consacré à la promotion et au développement du tourisme dans la région. La principale zone touristique, Souihel-Sangho, qui est dotée d'une capacité de 6.000 lits, a permis la création de plus de 2.000 postes d'emplois stables. Par ailleurs, la zone touristique de Lella Mariem, qui s'étend sur une surface de 180 ha, a fait l'objet d'un accord prévoyant un réaménagement de grande échelle. Un changement de vocation est en cours, par ailleurs, pour la zone Lella Halima. La revue a traité, en outre, de la question de la propreté dans la zone. Un des points qui a été abordé concerne la décharge se trouvant au sud de la ville (zone de Hissian) et qui est une décharge non contrôlée, s'étendant sur plus de 4 ha et qui cause beaucoup de désagréments aux citoyens. Le conseil municipal invite les autorité concernées à accélérer la transformation de la décharge non contrôlée en parc avec la collaboration du ministère de tutelle. Par ailleurs, la municipalité vient de faire l'acquisition de matériel de propreté pour la collecte des déchets. Une autre question est abordée, celle de la réduction de la consommation d'énergie.

Après l'élaboration d'une étude qui a montré que la consommation quotidienne s'élève à 800 t, soit une moyenne mensuelle de 25.000 litres, le conseil municipal a décidé de maîtriser davantage la consommation des hydrocarbure. Des mesures ont été prises par la municipalité pour encourager la réduction de la consommation d'hydrocarbure, avec notamment l'acquisition d'un appareil qui permet de mesurer la consommation et le gaspillage d'hydrocarbure au niveau des voitures.

La municipalité de Zarzis a misé aussi sur la jeunesse et les sports. Le stade municipal a été rénové, avec la mise en place d'un gazon synthétique pour un coût de 300.000 dinars. Les vestiaires ainsi que les façades ont, par ailleurs, été restaurés. Enfin, s'agissant de la protection de la ville des inondations, près d'un million de dinars ont été alloués pour la gestion des eaux pluviales et pour protéger certaines cités des risques de stagnation de l'eau.

mardi 20 avril 2010

Zarzis by Zran, ville ouverte

ville ouverte
Instituteur progressiste, artiste maudit, vendeur ambulant ou taximan en cabriolet, ils expriment leurs opinions face aux vagues déferlantes de la mondialisation. Le web 2.0 n’est pas le seul à avoir un sens aigu du partage. C’est au cinéma, à partir du lundi 15 mars ! A sept kilomètres de Djerba, la ville de Zarzis est située sur la côte est de la Tunisie, au sud du pays. Sables dorés, magnifiques palmerais, soleil permanent et hôtels luxueux, c’est ce que connaissent les touristes de cette ville de la rive sud de la Méditerranée. L’œil averti d’un Tunisien pourrait remarquer la mutation architecturale subie par la ville, les déchets éparpillés sur ses plages, et les chômeurs accroupis et rasant les murs. La caméra du réalisateur tunisien Mohamed Zran ne s’est, justement, pas contentée de filmer les beaux paysages. Intitulé «Zarzis» ou «Vivre Ici», le long métrage documentaire de Zran, nous révèle une autre facette de cette ville. Ce film a été présenté à la presse nationale, en avant-première, jeudi 11 mars 2010, à Zarzis. Depuis le lundi 15 mars, le film est projeté au CinémAfricArt au centre ville de Tunis, à la salle Amilcar à El Manar et au Centre Culturel de Zarzis. Et ce jusqu’au 25 mars 2010.

Oh mondialisation, si tu savais…
Après «Un Conte de Faits» de Hichem Ben Ammar, «Zarzis» vient faire preuve de la maturité atteinte par nos cinéastes en matière de documentaires d’art et d’essai. Que ce soit sur le plan esthétique ou technique, la maturité est confirmée. Le propos se veut engagé…voire militant. «Un cinéaste doit aller contre le fait accompli. Il n’a pas à être complaisant ou à caresser dans le sens du poil. Il faut que l’artiste aille contre la vague pour changer les choses» affirme Zran. Zoom sur le quotidien de la population de Zarzis dans ce nouveau né du cinéma tunisien. Loin des clichés et des cartes postales, ce long métrage documentaire part à la rencontre de plusieurs personnages aussi différents qu’atypiques. «J’ai filmé ma Zarzis. Et je ne l’impose à personne. Vu par un japonais, un américain ou par quelqu’un d’Abou Dhabi, ils se diront tous qu’il y a une place pour eux dans cette Zarzis» déclare le réalisateur. Ce film nous révèle une Zarzis déchirée entre résistance aux vagues de la mondialisation et adhésion passive au nouvel ordre mondial.

200 heures filmées
Crise identitaire, migration, conformisme, présidence à vie dans les pays arabes ou encore dépendance économique, divers sujets d’actualité ont été évoqués par les personnages atypiques du film. Ce documentaire nous dresse leurs portraits. «C’est écrit complètement en opposition à ce qui est classique. C’est-à-dire un texte préétabli. Ce que j’ai voulu faire, c’est d’aller avec ce moyen technique- la caméra légère- sur le terrain, écrire autrement au lieu de me poser sur un fauteuil dans un salon…dans le luxe» déclare Mohamed Zran, également producteur de «Zarzis». Et il poursuit : «Chaque image que j’ai filmée était comme un mot, une virgule ou un point contribuant à l’écriture de ce texte. Le scénario était dans ma tête et je l’écrivais avec ma caméra directement sur le terrain».
Durant deux ans et demi, le réalisateur a tourné 200 heures. «C’est une expérience très riche mais pénible aussi parce que je n’avais pas de limites. Je devais absolument y mettre fin pour clore cette sorte d’ascension et passer au montage» raconte le réalisateur. Et quand on sait que le montage a duré un an et demi, on arrive à mieux comprendre la démarche employée par ce cinéaste. Les images relatant situations évocatrices et témoignages poignants témoignent de la réussite de l’approche de Zran. Même s’il y avait des longueurs dans certaines séquences. Le cinéaste n’a pas pu sacrifier ces images de la ville si chère à son cœur.

Derrière le comptoir de Simon
De la boutique de Simon, droguiste juif tunisien, à la plage rythmé par les galops du cheval du jeune Fakhri, le film nous embarque à la rencontre de divers personnages exceptionnels. «Pour moi, Simon est comme un carrefour où tous les personnages se rencontrent. Simon est quelqu’un qui est derrière le comptoir de sa boutique. Il ne cesse pas de donner, de recevoir les gens, d’ajouter à son réservoir des trouvailles d’ici et d’ailleurs» explique Zran. On y découvre l’instituteur progressiste Tahar ou encore un peintre maudit Hédi, expulsé de France. Ce marginal se retrouve complètement dépaysé dans son propre pays. «J’ai de la sensibilité envers ces marginaux. Je les considère comme de vrais trésors. Dommage qu’on n’a pas le temps pour s’y intéresser, ni l’œil qui les capte» nous confie Zran. Parmi ces personnages, on croise aussi la marieuse, Fatma ainsi que Kazimir, vendeur ambulant de colliers faits maison. A bord du taxi cabriolet de Béchir, la caméra de Zran se balade dans les rues de Zarzis et filme, jours et nuits. Plans fixes sur une balance instable, sur une salle de cinéma en ruine ou sur un visage souriant de l’ironie du sort. Les raccords puisent leur richesse de la diversité des images ou de la pertinence d’une réplique.
En tant que réalisateur de films de fiction, Mohamed Zran a remporté plusieurs récompenses. Avec «Essaida» (1996), l’enfant de Zarzis a remporté 15 prix internationaux. Quant à son deuxième long métrage de fiction «Le Prince», il a été récompensé deux fois au Maroc et au Fespaco à Ouagadougou. Avec son deuxième film documentaire, Zarzis, un nouveau périple commence. La consécration a été lancée, en octobre, par un Black Pearl Award et le prix du meilleur nouveau réalisateur au Festival du Film du Moyen Orient à Abou Dhabi. «Je pense que c’est le début d’une autre expérience» déclare le réalisateur.

mardi 29 décembre 2009

Un village éco-solaire à Djerba Zarzis


Maintenant que le concept est adopté, pourquoi ne pas le décliner. Après le sport, pour Tunis Sports City de Bukhatir aux Berges du Lac, le Port Financier de GFH et Telecom City de Vision 3 à Raoued, pourquoi pas une cité de l’éco-solaire dans le Sud, si bien ensoleillé ?

C’est amorcé ! « Faire des énergies renouvelables, et particulièrement l’énergie solaire, un facteur de développement du sud-est tunisien et par suite, contribuer au développement durable de la Tunisie » : l’ambition commence à prendre forme. Sa concrétisation : l’implantation d’un village éco-solaire, dans un site tout-à-fait approprié, reliant Djerba à Zarzis.
« Ce village, indiquent les promoteurs du projet, groupera des entreprises innovantes dans les technologies afférentes aux nouvelles technologies en général et à l’énergie solaire en particulier, des centres de recherches publics ou privés dans les spécialités du village, de même que des espaces d’expérimentation, pour tester les technologies mis au point ou exploitées par les entreprises qui y sont installées, et pour les expérimentations agronomiques ».
Evidemment, en chercheurs avertis, les promoteurs savent bien que « le principal objectif doit cependant demeurer le dessalement de l’eau de mer à des coûts compétitifs et sa distribution aux agriculteurs de la région en vue de produire des produits agricoles à haute valeur ajoutée, en vue de leur commercialisation sur le marché international. »
L’ADDCI, Ahmed Friaa et les équipes
A l’origine de l’initiative, une association dynamique qui organise ces 27 et 28 juin un séminaire international pour échanger les points de vue et débattre de la faisabilité du projet, et un comité d’organisation, animé par M. Ahmed Friaa.
L’Association, c’est celle de Zarzis pour le Développement Durable et la Coopération Internationale (ADDCI) créée en 2002. Son Comité directeur, présidé par M. Fayçal Dchicha, comprend une équipe aussi soudée que compétente formée notamment de M. Mohamed Ali JEDDI (Vice-président) Mme Zeineb Ben Dhiab (Trésorière) et M. Zouheir Dakhli (Secrétaire Général) ainsi que d’autres acteurs-clefs de la société civile de la région.
Autour de MM. Faycal Dchicha et Ahmed Friaa, la coordination générale du séminaire s’appuie sur un comité d’organisation comprenant Nazih Jebnoun, Ali Bouhnich, Houssine Dbili et Slah Friaa, ainsi qu’au niveau des groupes spécialisés, une pléiade de volontaires en charge de la logistique, communication et contenu scientifique.
Des participants très intéressés
Le séminaire réunira quatre types de participants :

Des investisseurs potentiels,
Des représentants de grandes entreprises et de centres de recherche tunisiens et étrangers, spécialisés dans les énergies renouvelables,
Des représentants des principaux ministères et organismes publics concernés,
Les cadres régionaux et locaux qui seront appelés à soutenir le projet et aider à sa concrétisation.
De nombreux grands groupes du monde de la finance et de l’industrie, apprend Leaders, ont manifesté leur intérêt pour le projet et promis de participer au séminaire.
L’état de l’art et la volonté de réaliser
Le programme, soigneusement concocté, se veut instructif et pratique. C’est que deux jours durant, les participants Tunisiens et Européens auront, à l’issue de la conférence introductive du Professeur Ahmed Friaa, à explorer trois grands thèmes à savoir :
Etat de l’Art en matière de technologies, dans le domaine des énergies renouvelables, à l’échelle internationale, avec Dr. Thomas Hinderling, CEO du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique et Président de Nolaris SA, Suisse, Pr. Gurisatti, Université de Padova, Italie, Dr. Yassine Allani, Président de Sunlife Holding SA Suisse, Ing. Abdou Mezri, PDG Mezri Thermo-Solaire, France et le Représentant de Solar World,
Etat de l’Art en Tunisie, avec les Prs. Bahri Rezig, Directeur Général de l'Agence Nationale de Promotion de la Recherche et l'Innovationet, Chiheb Bouden, Directeur de l’ENIT, ainsi que les représentants de l’ANME et d’une Entreprise Tunisienne spécialisée
L’environnement tunisien d’incitation à l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables, avec M. Ayadi Ben Aissa, PDG de l’ANME et le PDG de l’Office de Développement du Sud (ODS).
Par souci de pragmatisme, un atelier sera dédié aux composantes du projet de village Eco-Solaire Zarzis-Djerba et devra couvrir 3 aspects déterminants à savoir :
Le Pari Technologique : Dr. Yassine Allani,
Le Pari Agronomique et Ecologique : Dr. Amor Mtimet, Ingénieur général, Ministère de l’Agriculture
Le Pari Urbanistique et d’Aménagement: M. Hamza Atallah, Architecte urbaniste
A l’issue des travaux qui seront clôturés par M. Taoufik Baccar, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), une visite est prévue au site expérimental et d'un démonstrateur réalisé par Sunlife Holding SA (Suisse) et ses partenaires.

Eco Tourisme à Zarzis

Ils étaient quatre autrichiens, un couple et deux dames d’âge mur. Plusieurs fois dans les hôtels de la ville, ils n’ont jamais entendu parler de l’action écologique « mémoire de la mer et de l’homme », car ni les fameux guides, ni les agences de voyages, ni l’Office du Tourisme et moins encore le tapage des Hôtels, n’avaient fait un effort de vulgarisation envers nos valeurs locales et cette réalisation culturelle et artistique. C’était l’oncle Willy, l’ami du village et des gens, qui avait informé ce petit groupe de l’existence de ce musée et son formidable initiateur. Entre l’amas de bouteilles en plastiques, multicolores, remplis d’eau et scintillantes sous les rayons du soleil, les cordes géantes de grands navires, les bouées de toutes tailles et formes, le recyclage artistique et conceptuel de ces objets provenant de la mer, la configuration du big-bang, le commerce triangulaire, l’île déserte avec le trésor, l’amas de chaussures et vêtements des naufragés de l’émigration écologique irrégulière, les bouteilles à la mer avec des messages de l’autre coté de la méditerranée, les morceaux de bois sculptés par les mouvements de la mer, le diplôme Guinness en matière de nettoyage des plages, les textes, l’éco poésie, la concrétisations des rêves perdus… avaient manifestement impressionnés ces visiteurs qui m’avaient longuement questionné sur les dimensions de cette action et ces lectures écologiques, artistiques, culturelles, éthiques, mystiques, pédagogiques… Une Dame, la plus âgée, avait manifesté un grand intérêt aux formes de la collection de bois travaillé par la mer et ne cacha pas son admiration et son euphorie. Au cours de mes explications en Allemand, j’ai parlé de l’expansion illimitée et tout azimut de mon action et comment j’ai squatté des espaces sur les lacs salés autours de Zarzis, et sur ce ils avaient insisté pour voir sur place ces installations géantes et je dus les prendre dans ma voiture. C’étaient aussi une occasion pour aller « tanker » de l’essence de Bangardane.Sur la route, j’ai proposé de leur montrer un site primitif, que nul touriste n’a vu, pour constater les coquillages et les restes d’œufs d’autruches, ce qui fut fait tout en les invitant à garder le secret de l’endroit.Au niveau de la langue de mer d’Alouane, juste au bord de la route, s’érigeaient mes configurations dans la lagune, un grand serpent à lunette, une spirale en pierre, un poulpe acrobatique, une intronisation de la nature, un mangeur de bouteilles « bottles eater », un très grand cercle visible par Google earth et creusé en sillons dans la terre, des écritures de la même façon, « Peace », « Eco-art », « Fann il Ardh »…et mes amis se perdirent entre les œuvres à s’esclaffer de joie et de bonheur. L’endroit nous avait habités et nous l’avions investi de nos corps, nos âmes et nos esprits. Une jeune femme commença à danser légèrement simulant le battement des ailes des aigles, avec des gestes magnifiques et un entrain divin allant des mouvements yoga et le naturel extrême. On prenait des photos et l’ambiance était à l’extase et la jubilation, quand soudain, nous la vîmes venir, lentement, mais surement, serpentant entre les sillons, se faufilant avec un souffle léger à peine perceptible. Elle venait à nous comme si nous l’attendions, éblouis, possédés, ébahis. Elle nous encerclait avec ses zébrures de bulles chantantes, au point de parvenir à nos pieds, qui nous avions oubliés car la réflexion des assemblages sur l’eau était mirifique et grandiose, les roues à demi enfouis devinrent les huits de l’infini et le mangeur de bouteilles eu l’occasion de voir son profil sur un fond de ciel bleu dessiné sur la surface de l’eau. Ce genre de marais lente, arrive très rarement, et comme pour nous congratuler de notre respect de la nature, notre prédispositions à fusionner avec elle, la danse surnaturelle de la jeune femme, l’art contraste que j’avais construit pour mieux admirer la mer…elle est venue à nous et nous l’avions appréciés à sa juste valeur et nous avons convenus combien nous sommes petits, passagers, insignifiants, devant cette grandeur et cette beauté. Au moins en humains, nous avons la faculté de faire des lectures, d’apprécier et de vénérer.Après un beau couché de soleil, nous sommes revenus de Bangardane, et les femmes tout au long de la route, chantèrent ensemble et en solo, des mélodies merveilleuses et de belles chansons, qui couronnèrent notre joie de vivre et notre bonheur d’être. J’ai ralenti ma vitesse pour apprécier ce moment et participa aussi avec quelques airs de notre folklore local et avec une voix de sirocco, d’espaces et de liberté, j’ai chanté l’épopée des bergers du sud, de Béni-Khédache, Medenine et Tataouine. Nous nous quittâmes devant l’hôtel, et de mon coté, je n’ai pas cherché à les revoir, afin de garder ce souvenir en moi, pour l’éternité, mon éternité, celles de touts les humains.

l'article est créer par Lihidheb Mohsen 24.11.2009 4170 Zarzis
Mémoire de la mer et des hommes